Il y a quelques jours à peine, la CFDT mettait en lumière les difficultés rencontrées par les salariés de la DACO https://cfdt-adecco.fr/daco-les-salaries-ne-peuvent-plus-porter-seuls-le-poids-des-dysfonctionnements/. Une situation qui n’a rien d’anecdotique puisqu’elle est régulièrement évoquée lors des réunions des CSE et du CSE Central.
À la suite des travaux de l’Observatoire de la Santé au Travail, dont les résultats concernant la DACO sont particulièrement préoccupants, nous avons sollicité la Direction des Ressources Humaines. Celle-ci s’est engagée à organiser, dès la rentrée, un temps d’échange consacré spécifiquement à cette situation.
Dans ce contexte, la communication adressée aux salariés des centres de service le 22 juillet dernier laissant la possibilité de travailler les samedis 1er et 8 août a de quoi interroger.
Alors même que les équipes dénoncent depuis des mois une charge de travail excessive, une pression constante et des conditions d’exercice de plus en plus dégradées, la réponse proposée consiste à demander… un effort supplémentaire.
Oui, le volontariat est rappelé. Oui, le cadre réglementaire est précisé. Mais le fond du problème demeure entier.
Lorsqu’un service ne tient plus que grâce à l’engagement permanent de ses collaborateurs, ce n’est plus un aléa d’activité : c’est un problème d’organisation.
La CFDT ne remet évidemment pas en cause la solidarité dont les salariés savent faire preuve. Ils l’ont démontré à de nombreuses reprises. En revanche, nous contestons le fait que cette solidarité devienne un mode de fonctionnement permanent.
Plutôt que de consacrer autant d’énergie à convaincre que tout va bien, ceux qui sont en responsabilité devraient concentrer leurs efforts sur les véritables solutions : analyser objectivement la charge de travail, renforcer les effectifs là où cela est nécessaire, redonner des marges de manœuvre aux équipes et recréer des conditions de travail compatibles avec les engagements pris par l’entreprise en matière de prévention des risques psychosociaux.
Car une question demeure : comment peut-on reconnaître que les équipes sont en difficulté tout en leur demandant simultanément de travailler davantage ?
Enfin, si l’entreprise considère réellement que la situation est exceptionnelle, pourquoi les mesures proposées ne le sont-elles pas ? Une rémunération exceptionnelle aurait au moins constitué un signe tangible de reconnaissance de l’effort demandé. À la place, les salariés se voient proposer l’application des dispositions habituelles de l’accord sur le temps de travail.
Il est toujours surprenant de constater qu’un groupe qui se présente comme le leader mondial des solutions en ressources humaines semble parfois disposer de moins de leviers qu’une très petite entreprise lorsqu’il s’agit d’investir dans ses propres collaborateurs.
Pour la CFDT, la réponse ne peut pas consister à demander toujours plus à ceux qui donnent déjà beaucoup. Les salariés des centres de service attendent désormais des décisions structurelles, pas des solutions provisoires qui déplacent le problème sans jamais le résoudre.
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