La DACO est un maillon essentiel du fonctionnement d’Adecco France. Chaque jour, ses équipes assurent des missions indispensables : l’établissement des bulletins de salaire des salariés intérimaires, la facturation des clients et le traitement d’un volume considérable d’opérations administratives. Derrière ces missions se trouvent des femmes et des hommes dont l’engagement permet à l’entreprise de fonctionner.
Pourtant, depuis de nombreux mois, les remontées de terrain se multiplient. Les élus CFDT présents sur les différents centres de service constatent une dégradation préoccupante des conditions de travail. Les difficultés s’accumulent, la pression opérationnelle est devenue permanente et les dysfonctionnements sont désormais trop nombreux pour être considérés comme ponctuels.
Les conclusions de l’Observatoire Santé au travail et de l’enquête Qualtrics confirment cette réalité. Si le taux de participation atteint 80 %, plusieurs indicateurs sont en recul : le score relatif au bien-être s’établit à 77 % (-3 points), la rétention à 61 % (-4 points) et la culture d’entreprise à 73 % (-4 points). Plus préoccupant encore, seuls 63 % des collaborateurs estiment que leur charge de travail est gérable, faisant de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle l’un des principaux axes de progrès identifiés.
Au-delà de ces constats globaux, un élément retient particulièrement l’attention : les écarts très importants observés entre certaines directions opérationnelles, et notamment la situation particulièrement dégradée de la DACO au regard des autres entités. Ces différences interrogent nécessairement sur les causes organisationnelles qui conduisent à de tels résultats et sur les plans d’action spécifiques qui doivent désormais être engagés.
La CFDT Adecco ne peut se satisfaire de cette situation. Les salariés de la DACO ne doivent pas devenir la variable d’ajustement des difficultés structurelles rencontrées par l’entreprise. Leur engagement quotidien ne peut durablement compenser un manque de moyens ou une organisation qui montre aujourd’hui ses limites.
C’est pourquoi, en fin de semaine dernière, la CFDT Adecco a une nouvelle fois saisi la Direction des ressources humaines afin d’alerter sur la situation des centres de service. Nous attendons désormais des réponses concrètes, des moyens adaptés et un plan d’action à la hauteur des difficultés rencontrées par les équipes.
La qualité du service rendu aux intérimaires comme aux entreprises clientes dépend directement des conditions dans lesquelles travaillent les salariés de la DACO. Préserver leur santé, reconnaître leur engagement et leur donner les moyens d’exercer sereinement leur métier n’est pas une option : c’est une condition indispensable au bon fonctionnement d’Adecco.
La CFDT Adecco restera pleinement mobilisée aux côtés des salariés de la DACO. Nous continuerons à porter leurs alertes auprès de la Direction et à exiger que cette situation fasse l’objet d’un traitement prioritaire. Les constats sont désormais connus ; il appartient maintenant à l’entreprise de transformer ces constats en actions concrètes.
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