Une fois encore, les salariés d’Adecco sont confrontés à une réalité difficilement acceptable : l’absence de participation aux bénéfices. Pour la CFDT, cette situation n’est ni compréhensible, ni justifiable. Elle illustre un déséquilibre profond dans le partage de la valeur créée au sein de l’entreprise.
Le travail des salariés est au cœur de la performance. Chaque jour, par leur engagement, leur professionnalisme et leur adaptabilité, ils contribuent directement aux résultats du groupe. Pourtant, lorsque vient le moment de redistribuer les fruits de cette réussite, ils sont une nouvelle fois laissés de côté.
Le partage de la valeur ne doit pas être une option. Il doit être un principe fondamental, appliqué de manière systématique et équitable. Dans de nombreuses entreprises, ce modèle existe déjà : les actionnaires sont rémunérés, mais les salariés le sont également. Pourquoi cela ne serait-il pas la norme chez Adecco ?
Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de manque de reconnaissance. Pour la CFDT, c’est inacceptable.
Face à cette situation, la CFDT ne se contente pas de dénoncer : elle propose des solutions concrètes, applicables et responsables.
Nos 5 propositions pour un partage de la valeur juste et durable
1 – Mettre en place une participation effective et transparente
Nous demandons la mise en place d’un dispositif de participation aux bénéfices basé sur des critères clairs, compréhensibles et vérifiables par tous les salariés. La transparence sur les résultats financiers et les modalités de calcul doit être garantie.
2 – Instaurer un intéressement ambitieux et accessible à tous
Au-delà de la participation, un accord d’intéressement renforcé doit être négocié. Il doit concerner l’ensemble des salariés, sans exclusion, reposer sur des objectifs atteignables et liés à la performance collective et permettre un versement significatif, réellement incitatif.
3 – Conditionner certaines rémunérations des dirigeants
La CFDT propose que la part variable des dirigeants soit conditionnée à l’existence d’un dispositif de partage de la valeur pour les salariés. Pas de bonus sans redistribution équitable.
4 – Mieux associer les salariés aux décisions
Le partage de la valeur passe aussi par la gouvernance. Nous demandons un renforcement du rôle des représentants du personnel, une information en amont sur les choix stratégiques impactant les résultats ainsi qu’une consultation réelle sur les politiques de rémunération
5 – Ouvrir des négociations immédiates
Il est urgent d’ouvrir un dialogue social sérieux sur ces sujets. La CFDT est prête à s’engager dans des négociations constructives mais attend des engagements clairs de la direction.
Rétribuer les actionnaires ne doit pas se faire au détriment des salariés. Les richesses produites doivent bénéficier à toutes celles et ceux qui y participent. Les solutions existent. Elles sont connues. Elles sont pratiquées ailleurs. Il ne manque qu’une chose : la volonté de les mettre en œuvre. Les choses doivent changer, il est temps !
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