La CFDT a fait le choix de ne pas signer le projet d’accord relatif au PERCOL, au terme d’une négociation qui n’a pas permis d’aboutir à des avancées concrètes pour les salariés.

Pour rappel, le PERCOL (Plan d’Épargne Retraite Collectif) est un dispositif d’épargne mis en place en entreprise, permettant aux salariés de se constituer une épargne en vue de la retraite. Alimenté notamment par des versements volontaires, de l’intéressement, de la participation ou encore des jours de repos monétisés, il peut être complété par un abondement de l’employeur. Cet abondement constitue un levier essentiel, puisqu’il permet d’augmenter significativement l’épargne constituée par les salariés.

C’est précisément sur ce point que portait la revendication principale de la CFDT. Nous demandions un abondement supérieur à celui existant précédemment, fixé à 25 %, afin de rendre ce dispositif réellement attractif et bénéfique pour l’ensemble des salariés. Or, cette demande n’a pas été entendue.

Malgré plusieurs échanges, la négociation n’a pas permis d’obtenir d’améliorations notables. Le projet d’accord proposé se contente de reprendre les dispositions légales encadrant le PERCOL, sans aller au-delà. Autrement dit, il ne crée aucune valeur ajoutée par rapport à ce qui existe déjà dans la loi.

Dans ces conditions, la CFDT considère que cette négociation n’a pas atteint ses objectifs. Signer un tel accord reviendrait à entériner un statu quo, sans progrès social ni reconnaissance des attentes exprimées par les salariés.

Fidèle à ses engagements, la CFDT refuse de cautionner un texte qui n’apporte aucune avancée significative et reste pleinement mobilisée pour défendre des dispositifs d’épargne salariale plus ambitieux, plus justes et réellement avantageux.